quelles sont les causes et les conséquences du SOPK

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Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), c’est quoi et comment le soigner?

Coucou mes chatonnes! Aujourd’hui, je vous retrouve pour un article un peu particulier. En effet, aujourd’hui je désire vous parler du syndrome des ovaires polykystiques… Cela m’a vraiment touché (pas personnellement mais je connais certaines personnes qui en sont atteintes) et je vous laisse imaginer ma tristesse lorsque j’ai appris la nouvelle… C’est donc pour cette raison qu’il m’a parut nécessaire de faire un article sur ces fichus ovaires polykystiques, qui gâchent la vie à beaucoup d’entre nous.

 

  • Qu’est-ce que le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)? D’où vient-il?
  • Quels en sont les causes, les symptômes et comment le diagnostiquer?
  • L’évolution du syndrome et les conséquences?
  • Comment soigner le SOPK? Existe-t-il un remède naturel?
  • Est-il possible d’avoir des enfants en cas de SOPK?

 

 

Qu’est-ce que le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)? D’où vient-il?

Le syndrome des OPK fait suite à un déséquilibre hormonal, qui entraine de fortes complications endocriniennes et déclenche des perturbations de cycles, voir même dans le pires des cas des anovulations (cycle durant lequel aucun ovocyte n’est libéré par les ovaires). Concrètement, les ovules censés se libérer forment des petits kystes remplit de liquide qui stagnent dans les ovaires. Ce petit syndrome malsain cause donc des troubles de fertilité et peut même entraîner la stérilité par le fait de la multiplication des follicules qui ne sont pas arrivés à maturités dans les ovaires.

Ensuite, il faut que vous sachiez qu’une forte partie des femmes est touchée par le syndrome des ovaires polykystiques, également appelé syndrome de Stein-Leventhall ou dystrophie ovarienne. Ce détestable trouble hormonal touche entre 6 à 10 % des femmes dans une tranche d’âge comprise entre 15 et 44 ans.

Ce syndrome est responsable de 90% des dysovulations et de 90 à 95% des hirsutismes.

 

 

Ce syndrome est très particulier car il se manifeste d’une manière différente et unique sur chaque femme. Selon les cas, on peut retrouver quelques follicules ou une multitude… Ne vous comparez surtout pas aux autres, et n’oubliez pas, lorsque vous êtes croyante, Dieu seul est omnipotent.

Le syndrome peut se déclencher n’importe quand. Les spécialistes s’attachent à penser qu’il débuterait souvent par le tout début des cycles, pendant la puberté et généralement lorsque l’on est encore adolescente. Cependant, rien ne le prouve et dans certains cas, il peut même se déclencher avant la ménopause ou après une grossesse.

 

 

 

Les CAUSES

Aucun chercheur ne vous dira exactement d’où vient ce syndrome. Certaines théories penchent pour l’hérédité concernant l’insulinorésistance notamment… Tandis que la majorité vous dira qu’il s’agirait d’un déséquilibre entre les hormones mâles et femelles associé ou pas d’une résistance à l’insuline. Oui mais, quel rapport avec l’insuline me direz-vous?

 

Insulinorésistance, hyper-insulinémie et les hormones

Un peu de chimie s’il vous plait… L’insuline est une hormone naturellement secrétée par le pancréas. Lors de la digestion, certains aliments sont transformés en sucre : le glucose, absorbé par le sang, il sera ensuite transformé en énergie ou conservé pour une utilisation future. C’est l’insuline qui permettra ce phénomène. Sauf que… Dans certains cas, les récepteurs de l’insuline sur des cellules deviennent imperméables et n’acceptent plus de laisser entrer ce fameux glucose, qui se retrouve donc dans le sang en masse. On retrouve alors un indice de glycémie bien plus élevé que la normale et en compensation, le pancréas se met à produire plus d’insuline, croyant que cette dernière manque! Alors qu’en réalité c’est tout le contraire! Les conséquences sont forcément néfastes et la patiente se retrouvera en cas d’hyper-insulinémie.

La taux d’insuline élevé (hyperinsulinémie) entraîne les ovaires à produire bien plus d’hormones androgènes (hormones mâles) que prévu qui engendrent plusieurs problématiques. D’abord, il empêche les follicules (cellules sphériques dans les ovaires, contenant l’ovocyte qui est relâché pendant l’ovulation) d’arriver à maturité.

 

les hormones androgènes

L’hypophyse est une glande située au niveau du cerveau. Elle secrète deux hormones appelées l’hormone folliculostimulante (FSH) et l’hormone lutéinisante (LH) qui orchestrent le cycle ovarien : leurs taux varient au cours du cycle provoquant l’ovulation et les règles. Le taux de base de LH est en général plus bas que celui de FSH.
En cas de SOPK, le taux de ces hormones varie généralement peu au cours du cycle. Le taux de base de LH est plus haut que celui de FSH et n’augmente pas en milieu du cycle. Ainsi, les ovaires ne reçoivent pas les bons messages et le cycle menstruel est perturbé, ce qui incite l’ovaire à produire plus de testostérone.

 

C’est donc l’accumulation de petits follicules non matures, restés bloqués qui donne l’aspect d’ovaires polykystiques. La surproduction d’hormones androgènes entrainent également un excès de pilosité sur le visage notamment, un excès d’acné, la pousse des cheveux se fait de plus en plus rare et la perte commence à s’installer (trous, pelade…), des brunissements de la peau (acanthosis negricans), des acrochordons et surtout un stockage de graisse, qui empêchera la perte de poids et pourrait entrainer un surpoids.

 

QUE FAIRE EN CAS D’hyper-insulinémie avérée?

  1. Changer son alimentation : votre médecin vous conseillera de consommer plus de fruits, plus de légumes, mais aussi des aliments à base de farine complète.
  2. Bouger et perdre du poids.
  3. Prendre un RDV chez le dermatologue rapidement.

 

 

les symptômes, évolution et conséquences

du sopk

Ce qui est très particulier avec le SOPK, c’est que les symptômes sont également les conséquences…

 

 

 

 

comment LE DIAGNOSTIQUER?

Si vous présentez d’ores et déjà quelques symptômes que j’ai cité juste au dessus, je pense qu’il serait préférable que vous vous rendiez chez un médecin généraliste puis un gynécologue, qui confirmera ou pas vos doutes.

L’examen se fera d’une manière très simple et indolore. Votre gynécologue vous posera une multitude de questions sur votre cycle menstruel et sur votre état de santé général. Il fera un examen physique complet puis vous prescrira des prises de sang notamment afin de vérifier votre taux de sucre, d’hormones et de cholestérol. Parfois, une échographie sera nécessaire.

D’une manière générale, en début de cycle, il existe 5 à 10 petits follicules d’environ 5 mm chacun visibles à l’échographie sur chaque ovaire. Dans le SOPK, du fait du blocage de la maturation folliculaire, ce nombre passe à au moins 12 follicules sur chaque ovaire, de taille comprise entre 2 et 9 mm. Le volume ovarien est augmenté, supérieur à 10 ml.

La découverte de nombreux follicules à l’échographie ne suffit pas pour poser le diagnostic de SOPK car environ 20 % des femmes en âge de procréer présentent ce même aspect sans pour autant présenter les autres signes du syndrome. L’échographie est réalisée habituellement par voie vaginale car les ovaires sont mieux visibles par cette voie.

 

 

 

comment soigner le SOPK?

Je vais en décevoir plus d’une, mais malheureusement ce syndrome est chronique, dans l’état actuel des choses… Il n’y a pas de traitement curatif pour ‘détruire’ les OPK.
Par contre, il peut être traité, atténué et accompagné lorsque le désir de grossesse se fait sentir, ou dans la vie quotidienne en dehors de tout projet de grossesse.

Cependant, dans certains cas, les OPK étant un déséquilibre hormonal, les grossesses, ménopauses et autres pourraient inverser le phénomènes et faire totalement disparaître les follicules…

 

 

 

 

L’Androcur® bloque les ovaires et la production d’œstrogènes. Il entraîne ainsi des troubles liés au manque en hormones féminines : prise de poids, baisse de la libido, sécheresse vaginale… Chez une femme qui ne veut pas d’enfants, le traitement peut se poursuivre durant des années. A noter : l’effet des médicaments n’apparaît qu’au bout de trois à six mois.

 

 

 

En guise d’encouragement, sachez que qu’une perte de poids de 5 à 10% chez une femme initialement en surpoids et atteinte d’OPK, permet un rétablissement de 55 à 100% de la fonction ovarienne (potentiel ovulatoire) dans les 6 premiers mois qui suivent la réduction pondérale.

 

PERTE DE POIDS : choisissez des aliments nutritifs et riches en fibres et en glucides plutôt que des aliments contenant du sucre et des glucides raffinés comme le pain blanc, les jus de fruit ou encore les pâtisseries. Mangez beaucoup de fruits et de légumes et des protéines maigres, comme le poulet, les fruits de mer, le bœuf maigre, les œufs, les produits laitiers allégés en matière grasse, les noix et le soja.

 

 

 

puis-je avoir des enfants?

La grande question que l’on se pose dans le cas des OPK est bien évidemment : peut-on avoir des enfants? Risques de stérilité ou pas?Les OPK sont d’abord un syndrome, cependant, il peut vite devenir une souffrance psychologique, notamment lorsque l’on veut fonder une famille, ou avoir un autre enfant. Apprendre les grossesse de vos amies, n’avoir l’impression de voir que des femmes enceintes autour de soi, voir son propre enfant… Tout cela peut être une vraie torture pour les femmes atteintes d’OPK… L’aspect échographique ne suffisant pas, il est tout à fait possible d’ovuler même en présence d’ovaires polykystiques.

Ne perdez pas espoir, il y a des solutions! De plus, chaque cas de femme ayant le SOPK est réellement unique. Lorsque certaines ovulent et n’arrive pas à avoir d’enfant, d’autres n’ovulent pas jusqu’au jour ou leur cycle menstruel revient à la normale… Alors, dans le SOPK, il y a deux cas bien distincts, à savoir :

  • les femmes qui ovulent toujours
  • les femmes qui n’ovulent pas ou plus : l’ovulation ne se fait plus, ou de manière très rare (une anovulation), l’absence de règles (une aménorrhée), conséquence directe de l’absence d’ovulation.

La dystrophie ovarienne polykystique peut entraîner une absence d’ovulation, ou une dysovulation, c’est-à-dire une ovulation de mauvaise qualité avec une insuffisance en progestérone.

 

Attention cependant avec le citrate de Clomifène. Il est généralement efficace, mais il existe un risque de grossesse multiple.

Concernant tous les traitements que j’ai cité dans cet article, je vous conseille fortement d’en parler à votre médecin afin de vous informer sur les possibilités qui s’offrent à vous. D’autres parts, je vous propose également une liste de remèdes naturels contre les SOPK qui fonctionnent.

 

 

sopk, les remèdes naturels

 

 

 

J’espère que l’article aura pu vous aider, vous éclairer…

Êtes-vous diagnostiquée OPK? Comment le vivez-vous?

Quelle a été votre première réaction?

Quels symptomes avez-vous ressenti? Qu’est-ce qui vous a mis la puce à l’oreille?

 

 

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Commentaires (13)

  1. Bonjour
    Je suis touchée par votre intérêt pour ce problème. Je l’ai rencontré plus jeune, et encore peu exacerbé.
    Le truc qui me chagrine dans votre article c’est par rapport à la perte de poids : je prenais du poids, mon médecin grognait, je désespérais car la recommandation c’était d’en perdre mais je ne POUVAIS pas.
    De quoi installer un malaise certain et … grossir encore !
    Donc STOP. Oublions le poids et cherchons plutôt un meilleur équilibre du corps : plus de pilule, une alimentation saine, une activité sportive qui rend heureuse, des compléments naturels qui vont dans ce sens (comme vous le soulignez à la fin de votre article).

    Ce qui m’a aidée c’est d’abord d’arrêter la pilule… et de tomber enceinte ! C’était souhaité, je comprends que toutes les femmes ne se sentent pas concernées. L’arrêt de la pilule lui est dans l’air du temps semble-t-il.
    Ensuite, ce qui m’a aidée c’est de chercher du côté des intolérances alimentaires : je suis tombée pile et la suppression des aliments incriminés (gluten, lait, oeuf et d’autres) a permis de retrouver un équilibre et notamment…. de perdre du poids et d’avoir des règles sans douleur.

    Bonne chance à toutes celles qui doivent composer avec ce syndrome,

    Véronique

  2. Bonjour,
    Tout d’abord Merci pour ces précieuses informations. J’aurai des questions au sujet des plantes.
    Sauriez vous me dire si on peut les utiliser simultanément? Où peut on obtenir des indications sur la posologie?
    Est-ce utilisable en complément d’inducteur d’ovulation?
    Connaîtriez vous des sites sérieux proposant ces produits?
    Question technique: est ce que la tavelure est aussi appelée maca du Pérou?
    Merci à vous.

    1. Bonjour Aude.

      Malheureusement je ne suis pas médecin et je ne saurais vous conseiller…
      Le seul conseil que je peux vous donner c’est d aller poser la question directement à la pharmacie.

      Bien a vous.

  3. Bonjour,

    J’ai le SOPK et je voulais simplement dire que j’ai trouvé une solution assez facile pour réguler mes hormones: j’ai diminué ma consommation de sucres! comme l’insuline est à la base du problème, le fait d’éviter au pancréas d’en sécréter, aide mes ovaires à fonctionner correctement.
    J’ai plusieurs connaissances qui n’arrivaient pas à tomber enceintes, malgré toutes les solutions que la médecine leur proposait, et c’est simplement en arrêtant de manger du sucre qu’elles ont toutes pu tomber enceintes en moins de 4 mois.

    Moi, depuis 3 ans, j’essaye de manger un minimum de sucre rapide, mais aussi j’ai réduis ma consommation d’hydrates de carbone (glucide), comme les pâtes, le riz, les pomme de terre, le pain, les céréales… Ok le pain j’ai eu de la peine à arrêté complètement parce que c’est ce que je préfère pour mon petit déjeuner, donc je mange du pain une fois par jour. Mais le reste de la journée, je mange protéines, légumes et lipides: lentilles, pois-chiches, haricots, oeufs, poisson viande, légumes et les seuls sucres rapides que je mange sont les fruits. Après quand je suis invitée ou que je mange au restaurant, je ne fais pas ma compliquée je mange ce qu’il y a, il faut bien se faire plaisir de temps en temps =)

    Alors que j’avais mes règles que toutes les 6-7-8-9-10 semaines (ça dépendait tout le temps), j’ai commencé à avoir mes règles 1 fois par mois, quelques semaines après avoir commencé ce « régime ». Et on peut penser que c’est difficile de manger comme ça, qu’on a tout le temps faim, mais pas du tout, le fait que la glycémie n’augmente pas dans le sang, elle ne redescend pas non plus, et c’est lorsqu’elle redescend qu’on commence à avoir faim! donc je manger 3 fois par jour, sans grignoter entre les repas, et sans avoir faim comme auparavant!

    Le mieux c’est que chacune trouve la limite de sa consommation de sucres lents et rapides pour que les hormones restent stables!

    Voilà pour le moi, j’espère que j’aurai éventuellement pu aidé l’une ou l’autre!

  4. Bonjour,
    Article intéressant un retranscrit assez bien tout ce que le SOpk inclut mais qui tout en l’evoquant revient peu sur les côtés « Annexes » je rejoins Véronique quand elle parle de la frustration que cela gentre : Arrêtez de me dire de maigrir je mange sainement fait beaucoup de sport… n’importe qui ay ait fait ma même chose de filerai pour Victoria Secret. La pilule est pour moi tout ce qui maintient un semblant d’équilibre dans ma vie. Je ne toléré pas mes autres médicaments proposés . Mais tout ceci n’est qu’un pis aller qui ne règle pas tous les a côté ; la manque de libidino, la chute des cheveux, La dépression

  5. Hey! Ton article est vraiment top mes félicitations j’adore. Tout est très clair. Je ss diagnostiqué SOPK j’ai un garçon de 4 ans et une fausse couche depuis plus rien mais je patiente !

    1. Hey!

      Merci beaucoup!
      J’espère que ça va aller pour toi,.comme on dit chez nous, qu Allah te facilite et te soigne ma belle.
      Amin

      Tiens moi au courant!
      Bisous!

  6. Bonjour,
    merci pour cet article très intéressant.
    Je suis blogueuse et j’aurai besoin de savoir s’il existe une association pour SOPK. Moi j’ai une endométriose et on a EndoFrance mais je ne trouve rien pour SOPK. Peut être que vous savez ?
    Sincèrement